Nous avons été surpris d’apprendre dans le journal télévisé du mercredi 4 décembre, que l’État serait toujours en attente d’un nouveau projet pour la construction du quai des ferries pour Saint Pierre.

Comme s’était engagé le Président de la Collectivité, OUI, un nouveau projet a été communiqué au Préfet de l’archipel le 21 octobre 2019, et depuis, deux réunions de travail ont eu lieu.

France TV a visiblement pris l’attache de la préfecture avant de donner la position de l’État au journal télévisé.

Par conséquent, deux réflexions nous viennent à l’esprit :

  1. L’État cherche sciemment à discréditer la Collectivité en donnant une information erronée ;
  2. L’État cherche à gagner du temps puisqu’il est évident qu’à ce stade aucun projet définitif n’a été déposé tant que l’état n’a pas validé la maquette communiquée le 21 octobre. On imagine par la suite, le préfet dire qu’il n’aura été saisi d’un dossier définitif que lorsqu’il sera possession de l’ensemble des éléments constitutifs du dossier, au sens où l’entend l’administration centrale : tout ça n’est que pure sémantique technocratique.

Comme l’a indiqué le Président d’Archipel Demain à la Ministre de l’Outre-Mer, l’État est forcément tenté de jouer la montre afin de glisser tranquillement vers la période des élections municipales de mars 2020 viendront interférer le bon déroulement de ce dossier : on peut imaginer qu’une équipe soit tentée de proposer à la population un référendum sur le choix du site si elle lui faisait confiance pour les 6 ans à venir. Dans ce cas, il est évident que cette proposition serait de nature à bloquer de nouveau ce projet, on ne nous fera pas croire que l’Etat ne fait pas ce petit calcul.

Certains esprits malins pourraient penser que tant que ce préfet sera en poste sur l’archipel, et tant qu’Annick Girardin sera Ministre des Outre-Mer, ce dossier n’avancera pas. Un calcul pour 2022 ?

La prochaine réunion de la commande publique aura lieu ce vendredi 06 au matin, nous espérons que les entreprises feront preuve de clairvoyance car l’État joue un jeu dangereux et c’est bien le conseil territorial qui est pris en otage.

Lien vers le Communiqué de Presse de la Collectivité Territoriale :

Pour mémoire, le lien vers le reportage de Martine Briand sur la chronologie du dossier :