La Collectivité Territoriale participe bien souvent activement à l’avancée de projets de l’État mais peu le disent sur ce territoire.

Nous regrettons la stratégie de communication de l’État et de la Ministre des Outre-Mer illustrée par un fait récent.

À la question d’un journaliste sur le fait que l’État avait pris des engagements il y a un an sur le port de Miquelon, Annick Girardin, habitée par un esprit co constructif très partisan, n’aura pas manquée de dire « je l’ai promis, je l’ai fait » en oubliant son partenaire, le Conseil Territorial.

Attitude jupitérienne par excellence, l’État ne manque pas de s’auto féliciter de SES réalisations, qui sont en réalité souvent une œuvre collective.

Ce que beaucoup ignorent c’est que le projet de plaisance à Miquelon, qui est visible sur le web, n’aurait pu se réaliser sans la mise à disposition du terrain qui appartient au Conseil Territorial.

Avec l’attitude peu facilitatrice de l’État sur le dossier du quai des ferries, tout le monde s’en est rendu compte, il aurait été facile pour Archipel Demain d’avoir le même état d’esprit en imposant au préfet DEVIMEUX de présenter son projet de plaisance au conseil territorial, propriétaire du terrain, avant tous travaux.

Mais Archipel Demain est habité par l’intérêt général et pour ne pas que Miquelon se trouve pris en otage, la collectivité a décidé de mettre à disposition de l’État (accord de principe d’octobre 2018) le terrain qui sert d’assiette à la plateforme.

Voilà ce qu’est une VRAIE collaboration, dans la confiance, l’entraide et la loyauté. Quand on est partenaires, on le dit et sans arrière-pensée.

Si la Ministre de l’Outre-Mer, qui est en campagne électorale permanente sur ce territoire, veut co-construire comme elle le dit dans ses discours, qu’elle cesse son attitude d’autosuffisance centrée sur sa seule action qui en réalité celles de plusieurs acteurs.

La population en a assez de ce petit jeu qui ne mène à rien, l’archipel mérite beaucoup mieux. L’État n’est pas exemplaire, loin de là.