Cette déclaration du Président de la République, relayée par la ministre de la mer, nous rappelle de biens mauvais souvenirs.

 

La « Croisade de la Morue » en 1988, puis la sentence du tribunal de New York en 1992, sur notre zone économique et les zones de pêche, sont deux références en ce qui concerne la manière dont ont été défendu les droits de pêche français.

 

L’État doit maintenant mener, un combat devenu vital, pour sauver ce qu’il reste à sauver de la pêche française. Cela concerne les armements, donc en priorité les hommes, les femmes, mais surtout les familles qui en vivent.

 

C’est toute l’économie d’une région qui peut être boulversée.

 

La ministre de la mer propose aux pêcheurs français d’accepter, éventuellement, un chèque sous condition d’abandonner leurs navires, leurs droits de pêche, si la France capitulait face aux anglais.

 

Les marins demandent seulement à faire le métier, et souhaitent continuer à le faire. Ils ne demandent pas de mesures sociales qui consisterait à percevoir un chèque, de soi-disant compensation.

 

La ministre de la mer a déclaré sur un réseau social que « gouverner c’est prévoir », mais gouverner c’est surtout ne jamais renoncer ! Et annoncer une possible sortie de flotte, en plein bras de fer avec les anglais, c’est une forme de lâcheté discrètement avouée.

 

Les marins coincés entre la France et le Royaume Uni pensent certainement la même chose.

 

La menace, le statut-quo, puis la reculade, ce n’est hélas pas le premier gouvernement à pratiquer une politique du « courber l’échine ».

 

Nous espérons une issue rapide et favorable pour les pêcheurs de la Manche et de la Mer du Nord, souhaitons que la solidarité puisse traverser l’océan et nous atteigne également, après tant d’années.